L’histoire des protections périodiques de l’antiquité à nos jours

Une femme a ses règles en moyenne entre 13 et 50 ans… Ce qui fait des protections périodiques un budget conséquent dans le portefeuille d’une femme.

Aujourd’hui, il existe une multitude de protections hygiéniques, toute conçues dans le but de faciliter la vie des femmes durant cette période. Serviette hygiénique, tampon, coupe menstruelle, ou encore sous-vêtement périodique, les protections hygiéniques n’ont pas toujours existé. Qu’utilisaient alors les femmes avant l’apparition de toutes ces possibilités ? Coup d’œil sur l’histoire des protections hygiéniques de l’Antiquité à nos jours.

Durant l’Antiquité

Dès l’Antiquité, les femmes avaient déjà développé des méthodes pour recueillir les flux menstruels. Elles utilisaient ce qui se rapprochent aujourd’hui des tampons hygiéniques. En fait, il semblerait qu’elles fabriquaient avec un bâton de bois autour duquel elles enroulaient un morceau de coton ou de laine pour absorber le sang.

Au moyen âge

Au moyen âge, les femmes n’utilisaient plus aucune protection hygiénique durant leur période menstruelle, ni même de sous-vêtements. Sous l’influence des religions, l’insertion d’un objet quelconque dans le vagin pour absorber les écoulements de sang est vite devenu tabou. Alors les femmes laissaient simplement le sang s’écouler sous leurs jupons.

1896 : la première protection hygiénique voit le jour

C’est aux États-Unis, en 1896 que la première protection hygiénique destinée à protéger les vêtements des femmes durant leurs règles fait son apparition. Elles sont commercialisées par Johnson & Johnson sous le nom de Modess et se fixaient grâce à des épingles ou des ceintures qui se fixaient elles-mêmes à la taille. Toutefois, ce modèle ne rencontre pas un grand succès auprès des femmes de l’époque.

Les femmes font leurs propres protections durant la seconde Guerre Mondiale

Pendant la guerre, les femmes fabriquaient elles-mêmes leurs protections hygiéniques avec des morceaux de vieille éponge, autrement appelée éponge de mer. Le système de maintien était conçu avec un ruban qui, cousu sur la ligne médiane de la protection, permettait de fixer la protection avec des épingles à une ceinture portée à la taille.

Apparition de la bande adhésive pour les serviettes hygiéniques

Vous connaissez sûrement les serviettes hygiéniques classiques, celles avec un rembourrage en plastique et une bande adhésive. Sachez que ces dernières ont fait leur apparition il y a peu de temps finalement… C’est dans les années 1960 que les serviettes avec un rembourrage en plastique et des bandes auto collantes ont vu le jour (elles sont commercialisées en France dès 1963). 30 ans plus tard, dans les années 1990, des modèles plus fins, dotés de rabats sur les côtés, font leur apparition sur le marché.

Aujourd’hui : un large choix de protections périodiques mais pas pour tous

Encore aujourd’hui, l’utilisation des protection hygiéniques n’est pas présente dans toutes les cultures. Certaines femmes ne portent pas de protections durant leurs règles. D’autres phénomènes font leur apparition, comme le problème de la précarité menstruelle. En effet, beaucoup de femmes n’ont pas assez de moyens financiers pour se procurer des protections périodiques. Leurs coûts restent très élevés et surtaxés car ces dernières ne sont pas considérées comme des produits de première nécessité.

Pour pallier ce problème, de nouvelles protections comme la coupe menstruelle ou les culottes menstruelles ont fait leur apparition. Elles sont plus respectueuses de l’environnement. Mais surtout elles engendrent un coût financier moins élevé puisqu’elles sont réutilisables. Elles sont donc à la fois économiques et écologiques. Néanmoins, elles ne sont pas encore commercialisées au même niveau que les tampons et serviettes.

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